Convention collective nationale de la branche de l'aide, de l'accompagnement, des soins et des services à domicile du 21 mai 2010 - Textes Attachés - Avenant n° 25-2016 du 27 janvier 2016 relatif aux congés payés

Etendu par arrêté du 26 juin 2017 JORF 1 juillet 2017

IDCC

  • 2941

Signataires

  • Fait à :
    Fait à Paris, le 27 janvier 2016. (Suivent les signatures.)
  • Organisations d'employeurs :
    FNAAFP-CSF ADESSA UNADMR UNA
  • Organisations syndicales des salariés :
    FSS CFDT

Numéro du BO

  • 2016-29
 
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  • Article

    En vigueur étendu


    Les parties signataires du présent avenant ont décidé des dispositions suivantes :

  • Article 1er

    En vigueur étendu


    Les dispositions de l'article IV. 24.1 sont remplacées par les dispositions suivantes :


    « Article IV. 24.1
    Congés payés annuels
    a) Droit à congés payés


    Tout salarié a droit chaque année à un congé payé à la charge de l'employeur conformément aux dispositions légales.
    La période de référence pour l'acquisition des droits à congés est fixée du 1er juin au 31 mai.
    Dans les conditions prévues par les textes légaux et réglementaires, la période de référence pour l'acquisition des droits à congé peut être modifiée en l'alignant sur l'année civile.


    b) Durée du congé payé


    Tout salarié a droit à des congés payés dès sa prise de fonction sous réserve des règles d'acquisition et de planification des congés payés.
    La durée légale du congé payé exigible ne peut excéder 25 jours ouvrés par an calculés sur la base de 1 semaine de 5 jours ouvrés.
    Les salariés n'ayant pas 1 an de présence dans l'entreprise ont droit à 2,08 jours ouvrés de congés par mois de présence. Ils peuvent bénéficier d'un complément de congé sans solde jusqu'à concurrence du nombre de jours auxquels ils auraient droit s'ils avaient travaillé une année entière.
    En application des dispositions légales et réglementaires lorsqu'une salariée a moins de 21 ans, elle bénéficiera de 2 jours de congés supplémentaires par enfant à charge.


    c) Période des congés et fractionnement


    La période légale de prise du congé payé principal se situe entre le 1er mai et le 31 octobre.
    Toutefois, par accord entre l'employeur et le salarié, le congé principal de 20 jours ouvrés peut être fractionné. Dans ce cas, une partie peut être donnée en dehors de la période légale (1er mai-31 octobre) et le salarié bénéficie une seule fois par an :


    – d'un jour ouvré supplémentaire pour un fractionnement de 3 à 5 jours ;
    – ou de 3 jours ouvrés au-delà de 5 jours.
    Lorsque le fractionnement est demandé par le salarié, l'employeur peut subordonner son accord au fait que le salarié renonce au (x) jours de congé (s) supplémentaire (s). La renonciation effective du salarié se fait par écrit dans un document spécifique signé par le salarié distinct de la demande de congés.
    Ce dispositif se substitue aux dispositions légales relatives au congé de fractionnement.


    d) Ordre des départs


    L'employeur fixe l'ordre des départs en congé avant le 31 mars de chaque année après consultation des délégués du personnel s'ils existent.
    Les conjoints ou partenaires liés par un pacte civil de solidarité travaillant pour le même employeur ont droit de prendre leur congé simultanément.
    L'employeur doit tenir compte des dates de congés payés des salariés à employeurs multiples.
    La demande des salariés pour le congé principal doit être effectuée au plus tard le 28 février de chaque année.
    L'employeur doit répondre avant le 31 mars sur la demande du salarié.
    En dehors de la période principale de congé, leur demande doit être formulée au moins 6 semaines avant la date de départ.
    L'employeur doit répondre au plus tard 1 mois avant le départ en congés.


    e) Maladie du salarié


    Si un salarié se trouve absent pour maladie à la date fixée pour ses congés, que l'arrêt maladie ait débuté avant ou pendant les dates de congés, il bénéficiera de l'intégralité ou du reliquat de ce congé dès la fin de son arrêt maladie ou de ses congés si l'arrêt maladie a pris fin avant le terme des congés ou, si les besoins du service l'exigent, à une date ultérieure fixée par accord entre les parties durant la période de référence en cours.
    Par dérogation à l'alinéa précédent et après accord entre l'employeur et le salarié, le report de congé peut s'effectuer sur la période de référence suivante.


    f) Prise des congés payés


    Le droit à congés doit s'exercer chaque année. Le départ en congés payés est organisé par l'employeur dans la structure conformément aux dispositions légales et conventionnelles ci-dessus.
    Les congés payés doivent être pris avant la fin de la période de référence.
    Toutefois, dans certains cas, les congés payés peuvent être reportés sur la période de référence suivante. Sous réserve d'évolutions réglementaires, il s'agit des cas d'absence du salarié lorsque l'absence se prolonge jusqu'à la fin de la période et que cette absence est consécutive à un congé maternité ou d'adoption ou à un arrêt maladie.


    g) Obligation de l'employeur


    L'employeur est tenu de prendre toutes les mesures nécessaires afin de permettre aux salariés de prendre leurs congés payés. »

  • Article 3

    En vigueur étendu

    Extension


    Les partenaires sociaux demandent également l'extension du présent avenant.

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